Langues

Resize Text

+A A -A

Change Colors

Vous êtes ici

Comment réaliser un « Logement pour tous » : des services communautaires, axés sur la personne et encourageants

Les 09 et 10 octobre, des représentants de toute une série de secteurs sociaux se réunissent à Oslo, en Norvège, pour la conférence annuelle de l’EASPD « un domicile pour tous ». Le droit à un logement adéquat : qu’est-ce que cela signifie ? Compte tenu des changements démographiques et sociétaux, quels sont les principaux obstacles, problèmes et lacunes à la réalisation de ce droit, aujourd’hui et dans l’avenir ? Quel est le rôle des prestataires de services sociaux dans la réalisation de ce droit ? Toutes ces questions ont été soulevées au cours de la séance inaugurale, et de l’assemblée plénière au cours de la première journée de la conférence.

 

Franz Wolfmayr, président de l’EASPD, accueille les participants, et présente la session, en leur rappelant l’importance d’assurer la conformité à la Convention des Nations unies relative aux Droits des Personnes handicapées. « La Convention des Nations unies marque un point de départ vers une nouvelle orientation ouvrant de nouvelles voies pour l’inclusion des personnes handicapées ». L’Article 19 de la Convention porte sur la promotion de l’autonomie de vie, en soutenant les personnes handicapées au sein de leur communauté. « Ce défi implique une responsabilité et une connaissance communes du logement social, tout en assurant que chacun bénéficie pleinement de l’inclusion dans la société et d’un logement », déclare le président de l’EASPD. L’accès à un logement adéquat est incorporé, en tant que droit de l’homme, dans plusieurs conventions internationales, entre autres le Comité des Nations unies sur les Droits économiques, sociaux et culturels, et la Convention des Nations unies sur les Droits des Personnes handicapées.

 

Dans un message vidéo, Leilani Farha, nouvelle rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le Droit à un Logement adéquat, rappelle à tous les participants la nécessité de mettre en place une approche commune, d’envergure mondiale, sur ce qui constitue un logement adéquat, ainsi que la nécessité de créer une nouvelle méthodologie à l’échelon international. Elle rappelle également qu’afin de soutenir avec succès la transition à la vie en communauté, « les prestataires de services doivent se rendre dans la communauté. Le principe est de mieux comprendre les exigences de la population, ce qui nécessite, de leur part, qu’ils placent les personnes handicapées au cœur même de leur travail, et qu’ils les écoutent ». Le droit à un logement adéquat comporte différents aspects, à savoir la garantie juridique de la sécurité d’occupation ; la disponibilité de services, de matériel, d’installations et d’une infrastructure ; l’accessibilité financière ; l’habitabilité ; l’accessibilité ; l’emplacement et le respect du milieu culturel.

De son côté, Maarit Aalto, du Nordic Center for Welfare and Social issues, souligne qu’il « reste encore beaucoup à faire pour réaliser l’inclusion, et faire en sorte que chacun puisse choisir avec qui il souhaite partager sa vie et où il souhaite vivre ».

 

Tous les pouvoirs publics ont le devoir et l’obligation de promouvoir et de protéger ce droit de l’homme. Toutefois, lorsque nous analysons l’évolution, au cours des dernières années, du secteur des logements sociaux, nous notons que, dans de nombreux pays, le logement est considéré par les pouvoirs publics au niveau du bien matériel ou du capital, plutôt que sur le plan d’un droit de l’homme. Sous l’effet de la crise financière et économique, les pouvoirs publics ont souvent été encouragés à réduire les dépenses publiques dans ce secteur ; de ce fait, le prix de l’immobilier a connu une forte augmentation, qui a engendré une discrimination sur le plan de l’accès aux logements sociaux. Dominic Richardson, analyste de politique à l’Organisation pour la Coopération et le Développement économique, signale que « les gouvernements ne consacrent qu’environ 2% de leur budget national à des politiques en matière de logements sociaux ». Il ajoute que « le principe du partenariat engendre l’élaboration d’une politique beaucoup plus efficace, lorsque les gouvernements travaillent avec les prestataires de services et des tiers ».

 

Luk Zelderloo, secrétaire général d’EASPD, souligne les trois principaux défis que doit relever le secteur des services sociaux ; premièrement, « assurer le passage d’une approche à fourniture patronnée à celle des droits de l’homme » ; deuxièmement, « comprendre que les pouvoirs publics se retirent du secteur public, et considèrent leur rôle différemment en réponse à la libéralisation accrue des services sociaux » ; troisièmement, « la nécessité d’une part de s’adapter aux changements démographiques en augmentant la sensibilisation dans nos communautés, en renforçant la promotion du principe d’un 'modèle universel', en améliorant les communications entre tous les intervenants concernés dans le secteur, d’autre part de renforcer la formation et les connaissances professionnelles dans le secteur. »

 

Documents relatifs (en anglais)

Contact

Nieves Tejada, EASPD Communications Officer