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La Commission propose un tableau de bord social afin d’approfondir la dimension sociale de l’UEM

La difficulté de l’Europe à surmonter la crise est dans une grande mesure due aux faiblesses du modèle actuel de l’union monétaire, donnant aux gouvernements seulement une possibilité d’ajuster leurs économies: par le biais d’une réduction des coûts et d’une flexibilité toujours croissante du marché du travail. De telles mesures peuvent détruire la cohésion sociale dans un pays donné et ont souvent un impact disproportionné sur les groupes à bas revenus. En fait, au cours des dernières années, la polarisation sur le revenu a augmenté dans la région UE, comme cela est mis en lumière dans la revue trimestrielle sur la situation de l’emploi et du social dans l’UE de septembre 2013.
Parallèlement à ce processus, un débat politique a commencé sur la manière de renforcer la dimension sociale de l’union économique et monétaire (UEM) et sur la manière de réconcilier l’efficacité économique et l’équité sociale dans la prise de décisions au niveau de l’UEM.
Ce débat a commencé en 2012 avec le rapport dit des Quatre présidents, "Vers une véritable union économique et monétaire", qui a fourni la base pour les discussions entre les dirigeants de l’UE. En février 2013, le Conseil de l’UE a approuvé de systématiquement détecter et répondre aux défis sociaux et de l’emploi clés dans l’union monétaire et en juin 2013, il a conclu que la dimension sociale de l’UEM devait être renforcée, soulignant le besoin d’un meilleur contrôle, d’une meilleure coordination des politiques sociales et de l’emploi et du rôle primordial joué par les partenaires sociaux et le dialogue social.
Le 2 octobre, la Commission a contribué à ce débat avec une Communication, sa promotion faisant l’objet d’une présentation par Laszlo Andor, Commissaire européen pour l’emploi, les affaires sociales et l’inclusion. Cette Communication se concentre sur trois domaines: surveillance des enjeux sociaux et de l’emploi et renforcement de la coordination des politiques sous l’égide du Semestre européen, rehaussant la solidarité et renforçant la mobilité des emplois, ainsi que le dialogue social.
Sa proposition clé est la création d’un tableau de bord qui identifiera les problèmes sociaux et de l’emploi majeurs dans le cadre du Semestre européen, cycle de prise de décisions politiques économiques annuel de l’UE. Les indicateurs sur le tableau de bord devront inclure:
1.            le niveau de chômage et la manière dont il évolue;
2.            le taux NEET (part des jeunes ni aux études ni dans l’emploi ou la formation) et le taux de  chômage des jeunes;
3.            le revenu disponible brut réel des ménages;
4.            le taux de risque de pauvreté de la population active;
5.            les inégalités.
Ceci devrait permettre une analyse meilleure et identification plus rapide des problèmes majeurs, avant qu’ils ne surviennent, cependant aucune sanction n’est prévue pour les pays qui enfreignent les indicateurs. La plate-forme sociale des ONG européennes, dont l’EASPD (Association européenne des prestataires de services pour les personnes handicapées) est membre, a publié un communiqué de presse sur la proposition de la Commission, lequel souligne que, sans mécanisme contraignant pour déclencher une action, les politiques économiques et financières continueront à endommager le tissu social de nos sociétés et éroderont le soutien des populations pour le projet européen.