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Les employeurs du secteur des services sociaux doivent s’organiser pour mieux se faire entendre en Europe

National Employers in social services sectorDes partenaires sociaux du secteur des services sociaux se sont rassemblés, pour la première fois, afin de discuter d’une part de la valeur ajoutée du dialogue social européen pour les employeurs du secteur, d’autre part des questions sur lesquelles ils souhaitent se pencher à l’échelon européen. La conférence, qui s’est déroulée le 23 septembre, marque la fin de la deuxième phase du projet PESSIS, dont l’objet est la promotion des employeurs du secteur des services sociaux dans le dialogue social.

 

Les objectifs de la conférence étaient les suivants ; fournir un aperçu sur la situation du dialogue social dans le secteur des services sociaux, dans 17 pays d’Europe ; présenter l’intérêt des employeurs dans cinq pays divers à la participation au dialogue social de l’UE ; et analyser quels seront les principaux objectifs à réaliser par le biais de la participation à une telle initiative. Le résultat est clair. Comme l’a déclaré Luk Zelderloo, secrétaire général de l’EASPD et président de Social Services Europe dans ses observations finales, « il est indispensable que nous nous organisions en tant qu’employeurs, afin de renforcer notre impact sur les mécanismes de décision à l’échelon national et européen ». D’ailleurs, le fait d’être considérés comme des partenaires sociaux par les institutions de l’UE oblige cette dernière à consulter des partenaires sociaux pour toute politique de l’UE relative à l’emploi et aux affaires sociales.

 

Autre résultat sans équivoque : la ferme volonté des employeurs européens, parallèlement aux délégués syndicaux concernés, à l’engagement de discussions sur des questions concrètes à l’échelon européen. Ce pas en avant pourrait contribuer à l’adoption du secteur des services sociaux, comme secteur-clé de l’expansion clé par les institutions européennes dans les années à venir. Dans ce sens, tous les participants reconnaissent que le secteur des services sociaux présente un potentiel considérable sur le plan de la création d’emplois, et pourrait jouer un rôle clé pour l’avenir de l’Europe, au niveau tant économique que social. Toutefois, pour tirer le meilleur parti possible de ce potentiel de création d’emplois, il nous reste encore un grand nombre de barrières à abattre.

 

Un grand nombre de ces problèmes ont été soulevés par les employeurs nationaux présents, qui faisaient état des problèmes clé suivants pour la plupart, sinon l’intégralité, des prestataires de services sociaux en Europe : manque d’intérêt actuel pour ce secteur ; mobilité transfrontière croissante des travailleurs ; absence de qualifications et de formation professionnelles, d’engagement et de maintien du personnel ; et vieillissement de la population active.

 

Tous ces problèmes peuvent être abordés dans le cadre de négociations entre employeurs et délégués du personnel. Toutefois, le projet PESSIS a démontré qu’il subsiste de fortes différences au niveau des structures de dialogue social dans notre secteur, dans l’Europe entière. Si nous souhaitons bénéficier pleinement du potentiel de création d’emplois dans notre secteur, la priorité, pour les institutions européennes, devrait être la participation au développement de la capacité des partenaires sociaux aux négociations sur ces questions.

 

En outre, bien que le secteur des services sociaux et de santé représente environ 10% de la population active en Europe, notre secteur n’a aucune voix au chapitre du développement des principales stratégies ou initiatives de politique de l’UE, par exemple la stratégie Europe 2020 ou l’évaluation des fonds structurels. Ceci est-il acceptable ? Non !

 

Il est hors de doute qu’un secteur de cette importance devrait participer à ces discussions. C’est pour ceci qu’il a été décidé qu’il est indispensable, pour notre secteur, de participer aux deux filières du dialogue social en Europe. Il est nécessaire, d’une part, que notre secteur participe au dialogue social intersectoriel européen, afin que nous puissions nous faire entendre, et que nous soyons considéré comme un élément clé de l’économie européenne, d’autre part, de créer un comité du dialogue social pour le secteur des services sociaux, afin d’assurer que nous discutions de caractéristiques et de problèmes spécifiques à notre secteur. De plus, un comité sectoriel contribuerait au positionnement du secteur des services sociaux en tant que secteur adulte disposé à contribuer encore davantage au débat à l’échelon européen, du point de vue des employeurs et des employés du secteur des services sociaux.

 

Vous pouvez aller sur le Site Web du projet PESSIS pour des plus amples informations.

 

Contact

Thomas Bignal, Policy and Communications Officer

+32 2 282 46 11